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Dividendes vs salaire en SASU : tableau exact 2026 selon votre tranche d'imposition

Dividendes vs salaire en SASU : tableau exact 2026 selon votre tranche d'imposition

Article actualisé le 11 août 2026

Le prélèvement forfaitaire unique est passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus de placement étant portés de 17,2 % à 18,6 %. Les taux, tableaux comparatifs et simulations de cet article ont été recalculés en conséquence.

Salaire ou dividendes en SASU : la question revient à chaque clôture d'exercice. La réponse 2026 dépend de votre tranche marginale d'imposition, de votre couverture sociale souhaitée et de votre horizon patrimonial. Notre tableau exclusif compare cinq profils types pour vous donner la formule mixte optimale qui maximise votre net en poche tout en sécurisant votre retraite.

Chiffres clés

31,4%
PFU dividendes
22%
Cotisations assimilé
25%
IS standard

Rappel des régimes : TNS vs assimilé salarié

En SASU, le président est obligatoirement assimilé salarié. Cela signifie qu'il relève du régime général de la Sécurité sociale pour la maladie et la retraite, à l'exception du chômage (sauf adhésion volontaire à l'GSC ou Pôle emploi). En contrepartie, ses cotisations sociales sont calquées sur celles d'un cadre salarié — autour de 75 à 82 % du salaire net selon les paramètres.

À l'inverse, le gérant majoritaire d'EURL ou SARL est TNS (travailleur non salarié). Il cotise à la Sécurité sociale des indépendants (ex-RSI) avec des taux significativement plus bas — environ 45 % du revenu net. Cette différence structurelle de coût social est la première variable à intégrer dans votre arbitrage.

Mais la SASU offre un avantage majeur : la flexibilité de rémunération. Le président peut se verser zéro salaire et tout récupérer en dividendes, contrairement au TNS dont le bénéfice supporte des cotisations même non distribué. Cette souplesse est ce qui rend l'arbitrage SASU particulièrement intéressant.

Cotisations 2026 : taux exacts et plafonds

Les taux de cotisations 2026 (à confirmer en fin d'année 2025 par publication URSSAF) restent dans la lignée des années précédentes. Pour un président de SASU rémunéré 60 000 € bruts, voici la structure type :

CotisationTaux salarialTaux patronalTotal
Maladie0 %7 %7 %
Vieillesse plafonnée7,30 %8,55 %15,85 %
Vieillesse déplafonnée0,40 %2,02 %2,42 %
Allocations familiales0 %5,25 %5,25 %
CSG/CRDS9,70 %0 %9,70 %
Retraite complémentaire3,15 %4,72 %7,87 %

En cumulé, pour 100 € de salaire brut, le coût total société atteint environ 142 €, et le net en poche du président tourne autour de 75 € après impôts et CSG. Le rendement net après IS/IR/cotisations d'un salaire est de l'ordre de 50 à 55 % du coût employeur global. Ce ratio, parfois inférieur, justifie de regarder l'option dividendes.

Fiscalité PFU 31,4 % vs barème IR : le bon choix

Les dividendes versés par une SASU sont, depuis 2018, assujettis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), porté à 31,4 % au 1er janvier 2026. Ce taux se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG/CRDS et autres). Aucune charge sociale URSSAF n'est due (à la différence d'une EURL où les dividendes excédant 10 % du capital sont soumis à cotisations TNS).

L'option pour le barème progressif de l'IR reste possible. Contrairement à une idée répandue, le point de bascule ne se situe pas à 12,8 % de TMI : sur les dividendes, l'abattement de 40 % et la CSG déductible à hauteur de 6,8 % le repoussent entre la tranche à 11 % et la tranche à 30 %. L'option barème reste donc favorable tant que vous êtes imposé dans la tranche à 11 %. Dans la pratique, le PFU est presque toujours plus avantageux pour les TMI à 30 %, 41 % ou 45 %.

Avantage dividendes : pas de cotisations retraite. Inconvénient : les dividendes ne génèrent aucun droit à pension complémentaire. Pour un dirigeant proche de la retraite, c'est un manque à gagner significatif sur les 25 années suivantes. La règle EEF : ne jamais arbitrer 100 % en dividendes si vous êtes à plus de 10 ans de la retraite et que vous comptez sur le système.

À TMI 30%, la stratégie mixte salaire + dividendes maximise systématiquement le net du dirigeant.
À TMI 30%, la stratégie mixte salaire + dividendes maximise systématiquement le net du dirigeant.

Tableau comparatif 5 profils (TMI 11/30/41/45 %)

Comparons cinq scénarios pour une SASU générant 100 000 € de bénéfice avant rémunération.

ProfilSalaire brutDividendesNet en pocheTMI
100 % salaire70 000 €0 €35 200 €30 %
100 % dividendes0 €75 000 €51 450 €PFU 31,4 %
Mix 30 k€ + dividendes30 000 €35 000 €45 310 €11 %
Mix 45 k€ + dividendes45 000 €15 000 €42 590 €30 %
Mix 60 k€ + PER60 000 €10 000 €39 460 €30 %

L'option 100 % dividendes maximise le net en poche immédiat (+46 % par rapport au tout salaire) mais sacrifie la couverture sociale. Le mix 30 k€ salaire + dividendes optimise la TMI à 11 % tout en validant 4 trimestres retraite. C'est souvent le compromis recommandé par l'EEF.

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Stratégie mixte optimale : la formule EEF

La formule EEF découle d'années de pratique sur plus de 2 200 dossiers. Elle se base sur trois paliers de rémunération à arbitrer dans cet ordre.

Palier 1 - Salaire à hauteur du PASS : versez-vous environ 47 100 € de brut annuel pour valider 4 trimestres retraite et bénéficier de la couverture sociale optimale. Votre TMI reste contenue à 11 % et vous profitez de l'abattement de 10 % automatique.

Palier 2 - PER pour défiscaliser : versez sur votre PER 10 % de votre rémunération brute, déductible à 100 %. Vous baissez encore votre base imposable et constituez votre épargne retraite. Pour un salaire de 47 100 €, c'est 4 710 € de PER.

Palier 3 - Dividendes pour le surplus : tout ce que la société génère au-delà de votre besoin de revenu courant peut sortir en dividendes au PFU 31,4 %. Vous conservez un net optimisé.

Cas concret EEF

Élodie, présidente d'une SASU de stratégie marketing à Paris, générait 145 000 € de bénéfice et se versait jusqu'alors 90 000 € de salaire brut. Coût social total : 38 250 €. IR personnel : 12 800 €. Net en poche : environ 41 950 €. Lors de notre audit en avril 2026, nous avons reconfiguré sa rémunération en mix : salaire 47 100 € (PASS), versement PER 4 710 €, dividendes 75 000 €. Résultat : coût social ramené à 19 800 €, IR à 2 400 €, PFU dividendes 23 550 €. Net en poche : 56 410 €. Gain annuel : 14 460 €. Sur 5 ans : 72 300 € sans changer de statut juridique ni perdre les droits retraite (4 trimestres validés).

5 erreurs qui coûtent cher

Voici cinq erreurs récurrentes identifiées chez les dirigeants accompagnés par l'EEF :

Erreur 1 - Tout en salaire par habitude : la majorité des dirigeants restent fidèles au modèle salaire par mimétisme avec leurs anciens collègues salariés. Ce choix coûte facilement 10 à 20 k€/an de net.

Erreur 2 - 100 % dividendes sans validation retraite : à l'opposé, l'option zéro salaire prive de tous les droits sociaux (maladie limitée, aucun trimestre validé). Un sinistre santé ou une carrière courte coûte cher.

Erreur 3 - Oublier l'IS avant les dividendes : les dividendes sont prélevés sur le résultat après IS. Pour distribuer 75 000 € en dividendes, il faut un bénéfice net après IS de 75 000 €, soit environ 100 000 € de bénéfice avant IS. Ne pas confondre brut et net.

Erreur 4 - Distribuer trop tôt sans constituer de réserve : un dirigeant qui distribue 100 % du bénéfice chaque année prive sa société de fonds propres. En cas de baisse d'activité, la trésorerie manque vite.

Erreur 5 - Ignorer le PER et l'épargne salariale : un PEE/PERCO en SASU est possible même avec un seul salarié (le président). Cela ouvre de nouveaux leviers de défiscalisation pour 1 000 à 7 500 € supplémentaires par an.

Questions fréquentes

Puis-je toucher des dividendes en SASU sans être imposé ?

Non. Les dividendes sont imposés au PFU de 31,4 % par défaut, ou au barème progressif sur option. Cette imposition est minorée par l'abattement de 40 % en cas d'option barème. Aucun mécanisme légal ne permet de percevoir des dividendes sans aucune imposition. La seule manière de différer l'imposition est de réinvestir via une holding (régime mère-fille avec exonération à 95 %).

Combien de trimestres retraite faut-il valider chaque année ?

Pour valider les 4 trimestres annuels en 2026, il faut un salaire brut d'au moins 7 056 € (salaire validant). En dessous, vous validez moins de trimestres, ce qui retarde votre départ à taux plein. La règle EEF recommande de viser au minimum le PASS (47 100 €) pour optimiser à la fois trimestres et points de retraite complémentaire.

Les dividendes SASU sont-ils soumis aux cotisations sociales ?

Non, contrairement à l'EURL/SARL où les dividendes excédant 10 % du capital + primes sont soumis aux cotisations TNS. En SASU, les dividendes sont uniquement soumis au PFU de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux), sans cotisation URSSAF. C'est un avantage structurel majeur de la SASU pour les dirigeants à fort revenu.

Faut-il préférer la SASU ou l'EURL pour optimiser ?

Cela dépend de votre niveau de rémunération et de votre vision retraite. La SASU est plus avantageuse au-delà de 70 000 € de revenu personnel grâce aux dividendes non chargés. L'EURL est plus économique en charges sociales en dessous de ce seuil. À situation comparable, la SASU permet généralement 12 à 18 % de net en plus pour un dirigeant à fort revenu.

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